Sommaire – le 17 mars 2020

 

  • La pandémie de COVID-19 n'a causé que des pertes très légères au Fonds IA Clarington de revenu à taux variable.
    • Notons que celui-ci s'est déprécié bien moins que son indice de référence ou que son groupe de pairs (et évidemment que la plupart des indices d'actions et d'obligations à rendement élevé).
  • Nous avons même remarqué que certains investisseurs faisaient racheter leurs parts, précisément car les pertes avaient été extrêmement faibles d'un point de vue relatif.
    • Ils comptent effectivement affecter ces produits aux actions et encaisser ainsi des gains attrayants lors de la reprise boursière.
    • Le principal risque de cette approche tient au fait que, sur la base des données historiques, les instruments de crédit du Fonds rebondiront probablement bien avant les actions, car ils bénéficient d'un rang bien plus enviable dans la structure des capitaux des sociétés.
  • En outre, nous remarquons que les fonds d'obligations à taux variable destinés aux particuliers font l'objet de ventes forcées dont tirent parti les investisseurs institutionnels, en adoptant une vision à long terme nécessitant de la patience.
    • Ceux qui investissent en prêts bancaires n’ont pas d’obligation de vendre et ont au contraire accru leur exposition lorsque les fonds des particuliers enregistraient un fort volume de rachat et se départissaient de leurs positions à des cours dépréciés.
    • Les investisseurs institutionnels savent que les prêts de premier rang ont historiquement enregistré de forts rebonds et ils anticipent que les cours reviendront au niveau des valeurs nominales.
    • À notre avis, les investisseurs particuliers peuvent bénéficier de cet exemple en demeurant patients durant cette période de volatilité.
    • En restant exposés avec nous à la volatilité encore quelque temps, ils auront à notre avis de bonnes chances de se retrouver en excellente position pour obtenir des rendements attrayants une fois la crise de la COVID-19 terminée.
  • En tant que spécialistes des instruments de crédit, nous sommes prudents par nature. Nous demeurons convaincus par chacune de nos positions, car elles ont été triées sur le volet au moment de l’investissement.
    • Nous détenons des prêts bancaires concernant des sociétés de catégorie supérieure, et domiciliées en Amérique du Nord pour la plupart, telles que Sprint et Dell.
    • Elles ne disparaîtront pas à notre avis et bénéficieront d'une longue période de croissance une fois cette crise du coronavirus réglée.
  • Le cours moyen des prêts du Fonds s'élève à 90,7 $, par rapport à 85,8 $ pour l'indice, tandis que le taux de rendement à trois ans de ses constituants atteint 9,25 %. Notre Fonds offre également un excellent potentiel de gains en capital.
  • Notons que les nouvelles émissions d'instruments de crédit de catégorie d'investissement ont augmenté.
    • Ainsi, Verizon Wireless a émis de nouveaux titres aujourd'hui, tout comme Bank of America et Union Electric pour ne citer que quelques exemples.
  • Nous avons diminué notre couverture de change d'environ 10 %.
    • Le dollar canadien s'est substantiellement dévalué à mesure que son homologue américain bénéficiait de son statut de valeur refuge.
    • Notre exposition aux devises fait généralement l'objet d'une couverture totale et il faut préciser que sa diminution de l'ordre de 10 % ne répond pas à des anticipations de fluctuations particulières des taux de change.
      • L'objectif de cette « découverture » partielle consiste à fournir une certaine protection contre l'amplification des écarts de crédit.
      • La décision devrait ainsi atténuer en partie l'effet des replis que nous constatons actuellement.
  • L'économie mondiale basculera à notre avis en récession et les investisseurs anticipent une hausse des défaillances.
    • Le secteur de l'énergie devrait principalement en souffrir, mais il représente une très faible pondération dans le Fonds.
    • En fonction du temps que durera la crise du coronavirus, les faillites pourraient s’étendre à d'autres secteurs d'activité.
    • Le Fonds détient moins de 100 prêts, tandis que le marché en compte environ 1 300, et notre très exigeant processus de sélection vise à éliminer les émetteurs ayant un risque de défaut.
  • Les bons du Trésor de longues échéances ne servent pas de valeurs refuges durant cette période de forte volatilité, contrairement à d'habitude.
    • Si tel était le cas, ils feraient l'objet d'une demande colossale, alors que dans les faits les investisseurs revendent leurs bons du Trésor, tant et si bien que la Réserve fédérale des États-Unis a été obligée de venir à la rescousse et d’en racheter un volume d'environ 500 milliards $ afin de contribuer à protéger le marché.
  • À notre avis, une fois que nous aurons de meilleures nouvelles à propos de la COVID-19, les investisseurs retrouveront davantage de sérénité et parviendront à anticiper plus objectivement l'ampleur des dégâts économiques causés par le virus.
    • À ce stade, nous commencerons normalement à voir les marchés se redresser.
Rendement du Fonds et de l'indice, au 17 mars 20201 ans3 ans5 ansDepuis la création (Nov. 2013)
Fonds IA Clarington de revenu à taux variable – parts de série A-4,9 %0,4 %1,4 %2,1 %
Indice Credit Suisse des prêts à effet de levier en $ US.-7,6 %0,0 %1,7 %2,1 %

 

Visitez iaclarington.com pour de plus amples informations sur Jeff Sujitno et les fonds qu’il gère pour iA Clarington.

 

Définition des termes : À échéances longues – obligations dont la date de remboursement reste lointaine, généralement 10 ans ou plus. Bon du Trésor – titre de créance émis par un État. À moins d'indication contraire, ce terme désigne un titre de créance émis par le gouvernement américain. Couverture (de change) stratégie suivie par certains gestionnaires de portefeuille qui investissent dans des titres étrangers. L'objectif consiste à annuler totalement ou partiellement l'effet des fluctuations de change sur le rendement des placements. La non-couverture d’une stratégie se justifie souvent lorsque le gestionnaire de portefeuille estime que la fluctuation des taux de change bénéficiera au rendement ou aura un effet neutre au fil du temps. Émetteur – société ou État qui offre sur un marché public des titres de capitaux propres ou à revenu fixe. Instruments de crédit – titres de créance inscrits en bourse dans ce contexte. Investisseur institutionnel caisses de retraite, banques, fonds communs de placement, fondations, fonds de dotation, etc. Marché liquide – marché financier sur lequel les titres sont aisément achetés et vendus. Obligation à taux variable – titre de créance dont le taux d’intérêt varie par rapport à un indice désigné ou à un taux d'intérêt de référence. Obligation à taux variable de premier rang – obligation procurant des coupons variables réinitialisés tous les trois mois qui confère également à son détenteur une place de premier rang par rapport aux autres créanciers dans la structure des capitaux de l'émetteur ainsi qu’une garantie sur les actifs de celui- ci. Pertes – baisse de la valeur d’un marché ou d’un titre. Prêt bancaire – titre de créance doté d’un taux d’intérêt variable réinitialisé à intervalles réguliers. Structure du capital – façon dont une entreprise finance ses activités; en d’autres termes, comment sont répartis les emprunts et les capitaux propres au sein du bilan. Valeur nominale – la valeur faciale d’un titre de créance. Valeur refuge – actif comportant un faible risque (et offrant généralement un faible rendement) particulièrement apprécié par les investisseurs durant les périodes de tension sur les marchés. Vente forcée – vente de titres par conformité à un mandat de placement ou pour satisfaire les demandes de rachat des investisseurs.