Sommaire – le 25 mars 2020

 

  • Il est important de mentionner que tous les membres de notre équipe sont en santé et pleinement opérationnels.
  • Cette crise ne ressemble aucunement aux précédentes, en raison de son intensité et de son ampleur.
  • Il s’agit d’une mise à l’arrêt mondiale de l’activité qui donne lieu à des comportements exceptionnels sur le plan individuel, en raison des inquiétudes sur la santé.
  • De notre point de vue, le marché et la société dans son ensemble agissent de manière irrationnelle.
  • La rapidité de cette chute est inégalée.
    • Le cours moyen sur le marché des prêts et les écarts des obligations à rendement élevé ont atteint des niveaux désastreux en un clin d'œil.
    • Je n’avais jamais vu des écarts sur des catégories d’actif aussi importantes se réajuster à la baisse si rapidement.
  • L’amplitude de cette correction est aussi inégalée.
    • Les instruments de crédit notés AAA ayant chuté autant que leurs homologues notés BBB, aucun segment n’a été épargné dans cette catégorie.
    • Par exemple, les obligations de sociétés américaines notées AAA – telles que celles de Johnson & Johnson ou Microsoft – ont plongé de 9,2 % la semaine du 16 au 20 mars, alors que leurs homologues notées BBB reculaient de 9,7 %.
    • Les investisseurs se sont lancés dans une course à la trésorerie, vendant sans distinction leurs titres pour réduire le risque dans leurs portefeuilles et se constituer une réserve de trésorerie.
  • Il est important de rappeler que le niveau d’endettement actuel est bien plus faible qu’en 2007.
  • Les courtiers ne travaillant plus de leur bureau, chaque transaction nécessite des tâches supplémentaires.
    • Celles-ci exacerbent la volatilité.
  • Nous sommes rassurés par la façon dont les autorités et les banques centrales gèrent la crise.
    • Elles relèvent véritablement ce défi en prenant rapidement des mesures adaptées à la situation.
    • Par exemple, des centaines de milliards de dollars seront allouées au soutien des obligations de sociétés.
  • Même si nous entrevoyons des occasions exceptionnellement attrayantes sur le marché,
    • Il est important, compte tenu du niveau de volatilité, de procéder à des achats de manière méthodique au fil du temps.
  • Tous les éléments ne peuvent être contrôlés, tels que
    • Les données techniques du marché et les prix à la valeur du marché.
    • Nous pouvons en revanche établir des portefeuilles de valeurs mobilières fondamentalement solides, en mesure de nous rembourser la valeur nominale.
  • Les nôtres ont été conçus pour survivre à une récession typique moyennant une volatilité minimale.
    • Alors que nous sommes ici confrontés à une situation totalement inédite.
    • Ainsi, les catégories d’actif et les portefeuilles réagissent de façon très différente.
  • Concentrons-nous un instant sur les prêts bancaires :
    • Le cours moyen oscille entre 0,76 et 0,77 $.
    • Pour les intervenants sur le marché, tout prix inférieur à 0,80 $ signifie que le titre se trouve en difficulté.
    • Le 24 mars, 40 à 50 % du marché des prêts se négociaient à un niveau anormalement préoccupant.
    • Il faut se rappeler que nous investissons dans les valeurs mobilières de premier rang dans la structure du capital et garanties.
    • Imaginez le volume d’actions et d’obligations de priorité inférieure qui soutiennent les prêts de premier rang dans la structure du capital d’une société fondamentalement saine. Ainsi, existe-t-il un risque réel de défaut pour ces prêts?
      • En conclusion, la valeur des prêts bancaires ne doit pas susciter d'inquiétudes puisque même ceux de rang inférieur ont de la valeur et nous pensons que leurs cours reviendront à la valeur nominale.
    • Pour savoir dans quelle proportion la catégorie d’actif des prêts subira de pertes, il suffit à notre avis d’étudier l’historique des défauts.
      • En 2009 (la période la plus difficile pour la catégorie d'actif), les taux de défaillance dépassaient 10 %, mais ont clôturé l’année à seulement 5 %, car les prêts garantis de premier ordre possèdent un taux de recouvrement très élevé compte tenu de leur position prioritaire dans la structure des capitaux.
    • Les investisseurs qui n’interviennent généralement pas dans l’univers des prêts entrevoient des occasions incroyables et se positionnent pour les saisir.
      • À ce titre, citons la société financière privée Apollo Global Management qui, selon un récent article dans Bloomberg, cherche à investir dans des créances en difficultés de certaines entreprises pour son portefeuille.
      • Lorsque des investisseurs en actions avertis s’intéressent attentivement à des prêts de premier rang, on peut en conclure qu’il s’agit d’occasions très attrayantes.
  • Voici une mise à jour sur le Fonds IA Clarington d’obligations de base plus.
    • Il s’agit d’un fonds de catégorie d'investissement à duration courte.
    • Nous avons établi le portefeuille pour résister à une récession typique mais, comme nous l’avons mentionné précédemment, nous sommes ici confrontés à une situation totalement inédite.
    • Le portefeuille est positionné à l’extrémité courte de la courbe des taux, soit sa partie la plus liquide et la moins volatile.
    • Le Fonds investit principalement en actifs de catégorie d'investissement.
    • La correction qu’a connue le Fonds n’est pas liée à la recherche de trésorerie de la part des investisseurs.
      • Au contraire, ils se sont départis de leurs positions sur la portion à court terme de la courbe et ont redéployé leur trésorerie afin d’obtenir de meilleurs gains en capital sur la partie à long terme, où les obligations se sont nettement plus dépréciées.
    • Il est indispensable que les investisseurs comprennent que la correction est liée à un enjeu de valeur du marché et non à des pertes sur les instruments de crédit.
    • Les facilités de crédit de la Réserve fédérale octroyées aux entreprises engendrent une grande confiance sur les titres de catégorie d'investissement.
    • Nous estimons que le Fonds renouera très prochainement avec la valeur nominale, car les positions détenues présentent d'excellentes données fondamentales.

 

Apprenez-en davantage sur Jeff Sujitno et les Fonds qu'il gère.

 

Définition des termes : Au cours du marché – s’entend de la pratique qui recourt au prix courant du marché pour évaluer un actif. Courbe de rendement – graphique qui illustre les rendements et les échéances des obligations de qualité de crédit similaire. Une courbe de rendement normale a une pente ascendante (c’est-à-dire que les taux de rendement obligataires augmentent au fur et à mesure que les échéances sont de plus en plus longues). Une courbe de rendement dite plate indique que les taux de rendement des instruments de créance à courte et à longue échéance sont à peu près les mêmes. Une courbe de rendement inversée signifie que les conditions du marché entraînent des taux de rendement plus faibles des instruments de créance à long terme relativement aux taux de rendement des instruments de créance à court terme. Une courbe de rendement inversée s’est révélée être par le passé un indicateur avancé de récession. Le segment à long terme ou l’extrémité longue de la courbe de rendement correspond à la partie de la courbe qui illustre les obligations de plus longue échéance. Le segment à court terme ou l’extrémité courte de la courbe de rendement correspond à la partie de la courbe qui illustre les titres de plus courte échéance. Défaut de paiement – lorsqu'un émetteur d'obligations n'effectue pas ses paiements d'intérêts ou le remboursement du capital. Duration – mesure la sensibilité des titres à revenu fixe aux fluctuations des taux d’intérêt. Une duration plus élevée signifie que le placement est plus sensible à la volatilité des taux d’intérêt. Lorsque les taux d’intérêt sont en baisse (en hausse), une duration plus élevée se traduit par une augmentation (une diminution) plus grande du prix du titre. Écart – la différence de rendement entre deux types de titres à revenu fixe ou d’instrument de crédit, généralement exprimé en points de pourcentage ou en points de base. Un écart serré indique que la différence entre les taux est faible, alors qu’un écart large indique que cette différence est importante. Effet de levier – montant de dette au bilan d’une entreprise. Facteurs techniques – s’entend des prix et du volume d’échanges, entre autres mesures, utilisés pour prévoir le rendement des titres ou des marchés. Fondamentaux – caractéristiques d’une société (ou d’une économie) qui sont analysées afin d’évaluation sa valeur (ou force). Instruments de crédit – un titre de créance inscrit en bourse dans ce contexte. Obligation à rendement élevé – un titre à revenu fixe qui affiche un risque plus élevé et un taux de rendement plus élevé relativement aux obligations de qualité (catégorie investissement). La notation des obligations à rendement élevé est inférieure à BBB (S&P) ou Baa (Moody’s). Obligation de qualité – obligation de qualité d’un émetteur présentant un faible niveau de défaillance. Les obligations de catégorie d'investissement ont une note minimale de BBB. Obligation de sociétés – un titre à revenu fixe émis par une entreprise. Pertes – baisse de la valeur d’un marché ou d’un titre. Prêt bancaire – un titre de créance doté d’un taux d’intérêt variable réinitialisé à intervalles réguliers. Prêt de premier rang – entente selon laquelle le prêteur est le premier ayant droit sur les actifs de l'emprunteur dans l'éventualité d'une faillite. Ces prêts ont des taux variables qui sont réinitialisés à intervalles réguliers. Réduction du risque – le processus qui consiste à réduire le risque au sein d’un portefeuille de placement. Structure du capital – s’entend de la façon dont une entreprise finance ses activités; en d’autres termes, comment sont répartis les emprunts et les capitaux propres au sein du bilan. Taux de recouvrement – s’entend du montant du capital et des intérêts qui peuvent être récupérés par les investisseurs dans le cas d’un défaut de paiement sur un titre de créance. Valeur nominale – la valeur faciale d’un titre de créance.